Un monde sans plastique est-il possible ?

Le premier plastique fut créé vers 1860, à partir de la cellulose, une matière organique. Mais il faudra attendre Leo Baekeland pour parler de plastique et plus précisément de Bakélite (développée entre 1907 et 1909). Quelques décennies plus tard, le plastique deviendra omniprésent dans nos habitudes de consommation.

 

Drainé par les pluies, les vents et les courants, le plastique envahit les océans et tue chaque année des milliers d’espèces marines. Notre consommation est si importante (elle se chiffre en millions de tonnes) que de nouveaux continents flottants se sont formés, là où les courants marins créent des tourbillons. Face à l’urgence, certains gouvernements, citoyens et acteurs économiques se mobilisent pour créer un monde sans plastique… 

 

La fin du plastique à usage unique

L’Union européenne et le Canada ont annoncé l’interdiction de certains emballages plastique à usage unique d’ici 2021 : gobelets en plastique, couverts en plastique, pailles, sacs plastiques, couvercles de café à emporter, cotons-tiges… Une législation d’autant importante que seuls 10% du plastique est recyclé au Canada, contre 22% en France. 

 

Au cours du mois de janvier 2020, la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire a été validée par la Commission Mixte Paritaire (Assemblée nationale et Sénat). Le texte prévoit dans son article 1er AD : Trajectoire 2040 : “La France se donne pour objectif d’atteindre la fin de la mise sur le marché d’emballages en plastique à usage unique d’ici à 2040. Un objectif de réduction, un objectif de réutilisation et de réemploi et un objectif de recyclage sont fixés par décret pour la période 2021-2025, puis pour chaque période consécutive de cinq ans.”

 

Les alternatives immédiates

Il n’existe à l’heure actuelle aucune solution miracle pour remplacer l’ensemble des matières plastiques. Mais un monde sans plastique reste possible, si l’on utilise toutes les solutions déjà à portée de main : 

 

  • Les matériaux traditionnels, tels que le verre, le métal (inox), le papier, le carton, le tissu ou encore le bois.
  • Les matériaux tendance : le bambou, la pulpe de canne, la fibre de maïs ou encore l’algue

 

Design For Cook propose une vaisselle nouvelle génération, conçue à partir de matériaux nobles et non polluants.

 

Où en est la R&D ?

Des polymères biodégradables ou compostables – fabriqués à base de matières végétales – existent déjà ou sont sur le point de naître. C’est le cas par exemple du cactus, dont le jus peut être modelé pour former une matière plastique et biodégradable. Sandra Pascoe, une chercheuse de l’Université del Valle de Atemajac (Mexique), travaille actuellement sur le sujet. 

 

De son côté, la chercheuse Frederica Bertocchini a découvert que les larves de la fausse teigne de la cire (Galleria mellonella) peuvent digérer une matière plastique ultra résistante telle que le polyéthylène. Dans l’idéal, cette espèce pourrait – à terme – consommer les plastiques des déchetteries à ciel ouvert et pourquoi pas les microplastiques qui abondent dans les mers. 

 

Un mode de vie sans plastique

En réalité, le véritable objectif est de recycler 100% des plastiques utilisés d’ici 2025. 

Un monde sans plastique n’est pas une solution envisageable. Le plastique continue à être un matériau incontestable dans plusieurs domaines comme l’industrie médicale, l’aéronautique et l’architecture, parmi tant d’autres.

 

Il joue aussi un rôle dans la lutte contre le gaspillage alimentaire, puisqu’il permet de protéger et conserver les aliments plus longtemps. Ses propriétés sanitaires sont utiles au secteur médical. Il est aussi prisé dans l’industrie automobile, car il permet d’alléger le poids total des véhicules et la consommation de carburants. Le plastique a donc sa raison d’être. 

 

Même si un monde sans plastique s’avère difficile pour le moment, il est toutefois possible d’en limiter la consommation dans les ménages. Face à l’urgence écologique, nous devons tous avoir une consommation de plastique raisonnée. C’est pourquoi la filière plastique améliore peu à peu la recyclabilité ou réutilisation des plastiques et composites qu’elle produit, par :

 

  • l’écoconception,
  • l’utilisation de matériaux plus responsables, 
  • la création de nouveaux sites de recyclages, 
  • le recours à de nouvelles techniques de transformation 

 

Pour la cuisine 

Naturellement, évitez la vaisselle en plastique et préférez le bois. Pour vos aliments secs – pâtes, riz…- sachez qu’il est possible de les acheter en vracs dans des tissus lavables puis de les stocker dans des bocaux. 

 

Dans le même esprit, on veillera à acheter des ustensiles en bois ou en inox. Quant au tissu lavable – encore lui ! – il peut servir de couvercle pour les restes alimentaires : vous évitez ainsi les films plastiques. 

 

Pour la salle de bains

Les cosmétiques sont souvent polluants pour le corps et la planète : le beurre de karité peut suffire à remplacer toutes vos crèmes, baumes et sticks à lèvres. Certains n’hésitent pas à utiliser l’huile de coco comme dentifrice ou le marc de café comme exfoliant, car ce sont des produits naturels, désinfectants et sans additifs. 

 

Il est possible de fabriquer votre dentifrice maison : il ne vous faut qu’un récipient en verre, de l’huile de coco, du bicarbonate de soude et de l’huile essentielle de menthe.

Découvrez ici des recettes simples pour faire votre dentifrice et éviter les emballages plastique des produits d’hygiène. 

 

Pour le ménage

Là encore, c’est une erreur de penser qu’on ne peut pas se passer de plastique ou de produits toxiques. Vous pouvez par exemple utiliser des chiffons lavables (plus économiques que le sopalin),de la lessive en poudre BIO (achetée en vrac), du vinaigre blanc, du citron et du bicarbonate de soude. Quant à l’huile essentielle, elle permet de désinfecter tout en diffusant une odeur de propre. 

Vous trouverez pléthore de trucs et astuces sur le net pour remplacer le plastique dans la maison. 

 

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